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Même la pierre a besoin de soins et d’attention

La pierre semble immuable, mais à Londres, elle peut en voir de toutes les couleurs. Il faut y apporter des soins constants en raison de la suie, des gaz provenant des tuyaux d’échappement ou simplement de l’usure due aux éléments.

Le Union Club et le Royal College of Physicians ont tous deux été construits il y a près de deux siècles, en 1820, et ils sont revêtus de grès. Au fil des ans, la pierre a été nettoyée et lavée, mais les intempéries telles que le vent, la chaleur et le froid ont affligé l’édifice d’un mal communément appelé « la maladie de Regent Street ». Lentement, le revêtement de grès s’est mis à se détacher de la paroi extérieure de l’immeuble, au risque de s’effondrer sur la chaussée à quelques endroits.

La Maison du Canada, nouvellement rénovée, a donc été lavée. On a réparé ses pierres et, dans certains cas, on les a remplacées.

Les splendides feuilles d’érable dorées, conçues spécialement pour l’immeuble dans les années 1920, ont retrouvé leur lustre d’antan, tout comme les lettres CANADA qui ornent les entrées et la façade du Trafalgar Square.

La rangée d‘ovales séparés par ce qui ressemble à des pointes de flèche est connue sous le nom d’« ove ». Il s’agit d’un style de corniche caractéristique de l’ordre ionique de l’architecture classique. Certains historiens croient qu’au départ, l’œuf représentait la vie, et la flèche, la mort.

Une partie du travail de restauration portait sur la revitalisation de la pierre extérieure. Dans le but de garder une trace véritable de la Maison du Canada originale et de conserver un bout de moulure dans sa forme la plus proche possible de l’originale, on a retiré une petite section en coin de l’ove et on l’a remplacée par une autre feuille d’érable. La pierre sculptée originale est maintenant gardée sous clé à titre de pièce du patrimoine de Londres.

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